« Où en est-on de l’Amérique latine? » Les cas du Venezuela et de Cuba. Avec Cathy Dos Santos.

le-lieu-uniqueHuma-café® numéro 132 vendredi 28 juin 2019, à 18h, au Lieu Unique (Foyer haut). Rencontre animée par Patricia Lemarchand.

Chaque jour qui passe en Amérique latine nous apporte son lot d’événements : corruptions, violences diverses, inégalités sidérantes, meurtres politiques, répressions sanglantes, mépris outrancier des minorités, toute-puissance des mafias, des cartels de drogues, coups d’états militaires, ceux-ci souvent orchestrés par l’administration des États-Unis. Ces derniers ne reculent devant aucune mesure d’intimidation pour renforcer leur ingérence politique et économique dans la région. Les peuples sont les premières victimes de cette ingérence et la résistance à cette pression états-unienne est très lourde à supporter.

Ccathy dos santosathy Dos Santos, spécialiste de l’Amérique latine à L’Humanité, viendra évoquer pour nous les cas du Venezuela et de Cuba, et en débattre.

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« La question de la gentrification urbaine ». Rencontre avec Jean Rivière, Maître de conférences à l’université de Nantes.

le-lieu-uniqueHuma-café® numéro 131 vendredi 17 mai 2019, à 18h, au Lieu Unique (Foyer haut). Rencontre animée par Vincent Charbonnier.

 Omniprésent dans les médias, mais aussi dans le champ politique et dans le langage ordinaire, le terme « bobo » n’est pas neutre et ses variantes (« boboïsation », « boboïsé ») tendent à simplifier, et donc aussi à masquer, l’hétérogénéité des populations et la complexité des processus affectant les espaces urbains qu’ils prétendent décrire. Ces termes ne permettent pas de saisir et de caractériser la diversité des logiques et des mécanismes, et aussi des contradictions à l’œuvre dans les phénomènes de « gentrification » urbaine aujourd’hui.

« Mon activité de recherche s’inscrit dans le dojean rivieremaine des sciences sociales, et plus spécifiquement dans le champ de la géographie sociale centrée sur l’étude de la dimension spatiale des inégalités et des rapports de pouvoir et de domination. Je m’attache en effet à analyser les recompositions sociologiques en cours dans différents types d’espaces résidentiels (des centres urbains aux mondes ruraux) en relation avec les comportements électoraux qui s’y expriment. En cela, l’étude contextualisée de la production des votes constitue une entrée thématique qui permet d’envisager plus largement les rythmes et les modalités du changement social, tout autant que les transformations des sociabilités locales, dont la perception par les habitants n’est pas sans effets en matière de dispositions politiques et de choix électoraux. » https://www.univ-nantes.fr/version-francaise/m-jean-riviere-763658.kjsp

« Délitement du pacte social et mise sous tutelle des outils démocratiques : les deux faces d’une mutation programmée ». Rencontre avec Olivier Dartigolles.

le-lieu-uniqueHuma-café® numéro 130 vendredi 5 avril 2019, à 18h, au Lieu Unique (Foyer haut). Rencontre animée par Pierre Daguet.

En France, les pauvres sont de plus en plus pauvres et de plus en plus nombreux. Quelle réalité se cache derrière les chiffres et les formules ironiques et méprisantes du président de la république ?  « Les premiers de cordée » agissent avec rapidité, froideur et méthode. Sur leur route, le pacte social français se défait pièce après pièce : abandon de l’industrie, des services de santé, de l’éducation… Quelles sont leurs forces et leurs faiblesses ?

Sur quelles supercheries s’appuie cette entreprise néolibérale ? Quelles formes peuvent prendre les répliques d’une opposition résolument porteuse d‘égalité, de liberté, de fraternité ? Notre démocratie fragilisée est-elle sous tutelle ?  Quelques mois après la sortie de son livre Macron, entreprise de démolition, nous demanderons à Olivier Dartigolles quelle est sa vision de la France aujourd’hui.

dartigolles-2016.jpgOlivier Dartigolles a été porte-parole du Parti communiste français de 2006 à 2018 et il est membre de son Comité exécutif national. Il est l’auteur de Journal de campagne du non et autres considérations (2005), Blog à part, chronique engagée d’une époque cruelle (2010). Il est élu au conseil municipal de Pau.

Le marché, mythe ou réalité ? Rencontre avec David Cayla

le-lieu-uniqueHuma-café® numéro 129 vendredi  22 mars 2019, à 18h, au Lieu Unique (Foyer haut). Rencontre animée par Vincent Magré.

  A en croire les défenseurs du néolibéralisme, pensée économique dominante de notre époque, le « marché » est l’allié des politiques économiques, puisqu’à leurs yeux, rien ne serait plus efficace et performant que lui pour agir sur les incitations des agents afin de changer leurs comportements. Mais qu’est-ce que « le marché » ? Est-il le seul à déterminer nos comportements ? Rien n’est moins sûr. Dès lors, n’est-il pas temps de dénoncer cette idéologie qui consiste à ne voir et penser que par le marché ? N’est-il pas urgent de démystifier le néolibéralisme ? C’est ce à quoi nous invite l’économiste David Cayla. Car ce que l’histoire a montré, c’est exactement l’inverse de ce que proposent les néolibéraux. Livrés à eux-mêmes, les marchés sont en réalité inefficaces, voire finissent par mettre en danger l’équilibre de la société elle-même. Derrière la critique de « l’idéologie du marché », David Cayla nous propose un autre modèle économique, loin des abstractions et des actes de foi de la pensée néolibérale, qui part et qui parle du réel.

david CaylaDavid Cayla est économiste, maître de conférences en économie politique à l’Université d’Angers et chercheur au Granem. Membre du collectif des « économistes atterrés », il est notamment l’auteur de L’Économie du réel (De boeck supérieur, 2018) et de La fin de l’Union européenne (Michalon, 2017), écrit avec Coralie Delaume.

 

« Le travail démocratique », avec Alexis Cukier.

le-lieu-uniqueHuma-café® numéro 128 vendredi  8 février 2019, à 18h, au Lieu Unique (Foyer haut). Rencontre animée par Vincent Charbonnier.

Comment associer une démocratisation des activités productives et une production de nouvelles institutions démocratiques ? La démocratisation intégrale des activités dans l’entreprise est socialement légitime, théoriquement concevable et politiquement nécessaire. Des expérimentations (coopératives, autogestionnaires, conseillistes) de démocratie dans l’entreprise sont possibles pour mettre le travail au service non pas de l’accumulation capitaliste mais de la démocratisation de la société.

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Alexis Cukier enseigne au département de philosophie de l’Université de Poitiers et est doctorant au laboratoire Sophiapol à l’Université Paris Nanterre. Il est l’auteur de Émancipation, les métamorphoses de la critique sociale (2013), Travail vivant et théorie critique : Affects, pouvoir et critique du travail (2017), Le travail démocratique (2018).

« La Fonction publique », avec Anicet Le Pors, conseiller d’État honoraire et ancien ministre.

le-lieu-uniqueHuma-café® numéro 127 vendredi  18 janvier 2019, à 18h, au Lieu Unique (Foyer haut). Rencontre animée par Clotilde Mathieu.

  La réforme actuelle de la fonction publique est à l’œuvre depuis bientôt un an. La réforme du Code du travail, celle du statut des cheminots ont déjà clairement montré vers quoi elle nous dirige et selon quelle logique : le contrat contre la loi, le lien employeur/employé contre le statut des fonctionnaires, la logique du marché et du développement économique contre celle du service public. Le gouvernement annonce 120 000 suppressions de postes… Mais peut-on évaluer ce qu’il faut de service public ? Quel ratio, quel quota dans la population ? Quel pourcentage de solidarité, quel tantième de cohésion sociale, d’égalité, toutes valeurs que garantit la fonction publique ? Maître d’œuvre du statut unifié des fonctionnaires inauguré par la loi du 13 juillet 1983, Anicet Le Pors reviendra sur l’histoire de la fonction publique. Un éclairage précieux pour comprendre les enjeux actuels et parler un peu d’avenir et d’intérêt général.

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Anicet Le Pors est Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Fonction publique et des Réformes administratives du gouvernement Pierre Mauroy, du 23 juin 1981 au 22 mars 1983, puis Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé de la Fonction publique et des Réformes administratives du gouvernement Pierre Mauroy (du 23 mars 1983 au 17 juillet 1984). La fonction publique, jusque-là limitée aux administrations de l’État, est étendue aux collectivités territoriales, aux établissements publics hospitaliers et aux établissements publics de recherche, faisant passer le nombre de fonctionnaires sous statut de 2,1 millions à quelque 5 millions.

« Le 1er mai à Saint-Nazaire » – Projection et rencontre avec le réalisateur Marcel Trillat.

le-lieu-uniqueHuma-café® numéro 126 vendredi  21 décembre 2018, à 18h, au Lieu Unique (Foyer haut). Rencontre animée par Danielle Frétin.

   Marcel Trillat, jeune journaliste à l’ORTF en 1968, réalise avec Hubert Knapp un reportage pour cinq colonnes à la une sur une grève de plus de deux mois aux chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire, grève unitaire exceptionnellement longue qui a bénéficié d’une solidarité exemplaire et s’est terminée victorieusement. Ce reportage, que l’Huma-café®vous propose de voir, ne sera jamais diffusé sur les antennes de l’ORTF puisqu’il a été censuré. Licencié de l’ORTF après mai 68, Marcel Trillat collabore à l’Humanité Dimanche, anime ensuite la radio libre Lorraine cœur d’acier, entre à Antenne 2 en 1981 où il devient directeur adjoint de l’information en 1989. Il est administrateur (élu CGT) de France Télévisions de 2001 à 2006.

marcel trillat