Sur l’agenda de L’huma-café® : Saison 15, 1er semestre 2018.

19 Janvier : Ni culture, ni civilisation françaises sans immigrations (avec Rosa Moussaoui, grand reporter à L’Humanité).

23 février : Un autre Code du Travail, c’est possible ! (avec Franck Héas, professeur de droit).

30 Mars : École : Quelles alternatives ? (avec Christine Passerieux, revue « Carnets Rouges »).

20 Avril : Égalité Hommes / Femmes et Management (avec Sophie Binet, secrétaire générale adjointe de l’UGICT CGT).

18 Mai : A propos de la Grèce (avec Marie-Laure Coulmin-Koutsaftis, journaliste à L’Humanité).

15 Juin : Journalisme et Société numérique (avec Jean-Emmanuel Ducoin, journaliste à L’Humanité).

Toutes les rencontres ont lieu au Lieu Unique, salle du Foyer haut, le Vendredi de 18h à 20h.

Pour venir au Lieu Unique: Tramway: Ligne 1, Busway arrêt Duchesse Anne, Bus: 24,C3 arrêt LU,C5 Gare Sud, Bicloo: LU Margueritte: Ricordeau, gare Sud, Cité des congrès Parkings: Allée Baco, Duchesse Anne, Gare Sud, Cité des congrès. Salle accessible par l’ascenseur (s’adresser à l’accueil/billetterie du LU)

 

 

 

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Ni Culture ni Civilisation françaises sans immigration(s)

le-lieu-uniqueHuma-café® numéro 117 vendredi 19 janvier 2018, à 18h, au Lieu Unique (Foyer haut). Rencontre avec Rosa Moussaoui, animée par Jean-Pierre Landais.

  Quand l’historien Lucien Febvre se lance le défi d’écrire, à la demande de l’Unesco, un manuel d’histoire de la civilisation française, il sait qu’il veut promouvoir une unité culturelle et éthique de l’humanité au sortir de la 2ème guerre mondiale. Il sait qu’il dénoncera les falsificateurs de l’histoire, illusionnistes de la pureté du sang, impliquant une continuité et une identité raciales qui légitiment rejet, haine, violence morale, sociale et économique. Adoptant la posture du maître d’école face à un jeune public, il se montre modeste « N’allons pas faire les purs. Les autres ne le sont pas, nous non plus » et insiste « Derrière nous, en nous, il y a une prodigieuse variété de peuples d’origine diverse » et que « tous, nous sommes des sang-mêlés, les produits croisés et recroisés de milliers d’alliances hétérogènes ». C’était en 1950. On rapprochera ces beaux textes avec les écrits en faveur de « l’identité multiple » de Frantz Fanon, penseur anticolonialiste et tiers-mondiste qu’Aimé Césaire appelait  « le guerrier-silex », un authentique humaniste, lui aussi. On posera aussi la question : Comment « lire » l’immense mouvement migratoire d’aujourd’hui ?

rosa moussaoui   Rosa MOUSSAOUI est grand reporter au Journal L’HumanitéElle couvre l’actualité du continent africain et particulièrement celle du Maghreb. Elle a consacré de nombreux articles à la décolonisation et aux questions post-coloniales. Depuis 2008, elle se consacre également à la crise grecque. Rosa Moussaoui a participé à l’écriture de l’Histoire de la colonisation : justifications, falsifications et instrumentalisations, ouvrage collectif sous la direction des historiens Alain Ruscio et Sébastien Jahan, L’Humanité censurée 1954-1962 / un quotidien dans la guerre d’Algérie avec Alain Ruscio, Qui ne connaît pas Monsieur Domota ?, ouvrage collectif portant un regard croisé sur les événements sociaux des Antilles (2009).

CULTURE : Création aujourd’hui, Patrimoine de demain… Comment ouvrir les portes en grand ? – une soirée dédiée à Jack RALITE.

le-lieu-uniqueHuma-café® numéro 116 vendredi 8 décembre 2017, à 18h, au Lieu Unique (Foyer haut). Rencontre avec Marie-José Sirach, avec la complicité de Martine Ritz, animée par Pierre Daguet.

Écrivains, poètes, musiciens, metteurs en scène, cinéastes, photographes, chorégraphes, plasticiens, acteurs, critiques d’art, journalistes, conservateurs, au féminin comme au masculin, ils ont tous joué en Avril dernier pour L’Huma le rôle de « Moi, Ministre de la Culture … ». Ils ont témoigné d’une dynamique, d’une intelligence créatrice de tous les instants et d’un attachement total au service public. Dans le même temps ils ont conjugué, avec un grand bonheur, liberté, audace et ténacité… Quel instrument mesure donc l’imaginaire ? L’art et la création sont insoumis par nature. Il faut oser l’aventure !

marie josé sirachMarie-José Sirach est chef du service Culture de L’Humanité, qui publie chaque jour des articles et des reportages dans tous les domaines de l’Art et des Savoirs. Collaboratrice de La Dispute sur France Culture, elle est aussi présidente de l’Association de la critique dramatique, danse et musique. Elle couvre chaque année le Festival d’Avignon, sur lequel elle avait titré en Juillet dernier : Attention fragile !

Martine Ritz est comédienne, elle est aussi adaptatrice et costumière. La compagnie nantaise, « Le Théâtre d’Ici ou d’Ailleurs », dans laquelle elle travaille le plus souvent, martine ritzporteuse d’une forte dimension citoyenne, a été créée dans la démarche de lier l’artistique aux faits de société. Le Théâtre d’Ici ou d’Ailleurs pioche ses influences au cœur de la littérature, des voyages et des rencontres humaines. La dernière création, en 2017, « Louises Coquelicots » rend hommage à Louise Michel.

 

Ni paix, ni démocratie sans justice sociale

le-lieu-uniqueHuma-café® numéro 115 vendredi 17 novembre 2017, à 18h, au Lieu Unique (Foyer haut). Rencontre avec Bernard Thibault, animée par Vincent Magré.

On peut les tourner dans tous les sens, les mots de paix, démocratie, justice, dignité et solidarité sont comme les cinq doigts de la main : inséparables. Toucher à l’un ou à l’autre renverse le jeu et bouleverse l’équilibre qui nous relie tous ensemble. Oublier l’un ou l’autre renvoie l’intérêt général à l’obscurité et détruit la société des individus réunis. Et c’est la planète entière qui est concernée. Faire des droits sociaux des « privilèges » reste une escroquerie, tout comme faire de la « concurrence » un absolu indépassable. Les dégâts humains de cette situation sont énormes. Y sommes-nous condamnés définitivement ? Est-ce pour notre bien, comme disent ceux qui en tirent profit ? Élevons la voix !

bernard thibaud

 

Ancien Secrétaire de la CGT, Bernard Thibault est administrateur du Bureau International du Travail. Il a publié La 3ème guerre mondiale est sociale, où il dénonce la surenchère du moins-disant social, souligne que l’environnement, la paix et les droits sociaux sont un même combat et réaffirme que l’unité des travailleurs et l’internationalisme peuvent changer la donne mondiale.

L’Huma-café® citoyen célèbre les Œuvriers.

Huma-café® numéro 114 vendredi 20 octobre 2017, à 18h, au Lieu Unique (Foyer haut). Rencontre avec Bernard Lubat et Charles Silvestre, animée par Dominique Landais.

Écrit à six mains, Le Manifeste des Œuvriers revendique la place de l’homme au centre des activités de production et de création, pour lutter contre la normalisation technocratique et financière. Au point de départ, le dés-œuvrement qui guette la vie de l’humain. Le « travail en miettes » efface la relation au travail bien fait dans l’amitié et dans le goût. En ligne de mire : réhabiliter le champ de la politique !

D’où l’intuition de vouloir et devoir révolutionner la relation au travail, pour restituer aux métiers les dimensions artisanales et artistiques qui font « œuvre ».

D’où le retour à la pensée et à l’acte, pour enrichir la connaissance, la sensibilité, le regard nouveau, la compréhension.

D’où l’urgence : renouveler la pratique des métiers manuels et intellectuels, du geste le plus simple à l’exercice le plus savant.

D’où la nécessité, face aux donneurs d’ordre implacables, de remettre l’ŒUVRE à l’œuvre, comme l’ouvrage sur le métier et de lui redonner dignité et fierté.

Cheminant de l’Histoire au rêve en passant par la réalité des luttes et des pistes ouvertes par elles, les trois compères : Roland Gori, le chercheur, Bernard Lubat, l’artiste, et Charles Silvestre, le journaliste, s’adressent à chacun et à tous à la fois pour relever le défi : celui de la vie qui vaut la peine d’être vécue, enfin !

bernard lubat2Bernard Lubat est bien connu des Nantais puisqu’il a participé aux Rencontres de l’Erdre. Jazzman talentueux, c’est aussi le maître des mots, dont il se joue avec délectation.

Le Festival de sa Compagnie, à Uzeste, rassemble sous les frondaisons, dans les granges et autres Estaminets, tout ce qui compte d’esprits capables d’ouvrir les oreilles et de bousculer les neurones et qui ne s’en laissent pas conter ! Musiciens, poètes, scientifiques, artistes du spectacle vivant, philosophes, chercheurs, syndicalistes, tous se croisent, tous échangent, tous partagent pour mieux s’enrichir. La 40ème édition de la Hestejada de las arts, à la mi-Août 2017, feu d’artifice de musique, de mots et d’idées ? C’est normal, c’est dans sa nature ! Et « Uzeste, lieu d’accouchement de l’inattendu, de l’inentendu », c’est aussi un formidable creuset des résistances !

charles sylvestre Charles Silvestre, ancien rédacteur en chef de l’Humanité, essayiste, Vice-Président de la Société des Amis de l’Humanité, est le gardien farouche de la mémoire de Jaurès à qui il a consacré plusieurs ouvrages. Il a été l’invité de l’Huma-café® en 2005 pour « La torture aux aveux » avec Simone de Bollardière, en 2011 pour « Jaurès journaliste, une actualité pour la Gauche » et en 2014 pour « La victoire de Jaurès ».

« OEuvriers, manifestez-vous ! »

L’Humanité, 5 Septembre, 2017
Au stand des amis de l'Humanité, vendredi 9 septembre 2016. Photo : Albert Facelly

Au stand des amis de l’Humanité, vendredi 9 septembre 2016. Photo : Albert Facelly

 

Œuvrier. Mot énigmatique. Mais riche du sens qu’on peut lui prêter selon le vécu et le point de vue de chacun. Ou du collectif. Contraction, on le devine, d’ouvrier et d’œuvre. Concernant l’usine, le laboratoire, la scène musicale ou dramatique. Combat contre le dés-œuvrement qui frappe le chômeur, le précaire, le travailleur auquel on demande de bosser et de se taire, l’artiste qui doit répondre à la commande de profitabilité et du gigantisme galopant. Il y a les œuvriers qui, déjà, peuvent se revendiquer comme tels et en expliquer les raisons. Il y a des œuvriers qui s’ignorent. Le manifeste signé par le psychanalyste Roland Gori, le musicien Bernard Lubat et le journaliste Charles Silvestre, animateurs de l’Appel des appels, d’Uzeste musical et des Amis de l’Humanité, traverse des champs d’expérience apparemment éloignés mais où monte la même insoumission contre la tyrannie néolibérale qui se veut douce dans la forme mais se révèle impitoyable dans les actes. Ce n’est pas, a priori, une énième pétition, c’est un appel à se manifester, c’est une invite à se retrouver comme à Uzeste en août ou à la Fête de l’Humanité, le vendredi 15 septembre, à 18 heures, au Village du livre ou le dimanche à partir de 13 heures au stand des Amis de l’Huma. Voire plus tard ailleurs. Chacun des auteurs s’explique ici.

Manifeste des Œuvriers, éditions Actes-Sud Sciences humaines, coédition Les Liens qui Libèrent, 80 pages, 9,50 euros

 

Sur l’agenda de L’huma-café® : Saison 15, 4ème trimestre 2017.

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Controverses, tabous et gros mots

22.09 : « Et 1917 devint Révolution ! », avec Alexandre Sumpf (université de Strasbourg).

20.10 : Le Manifeste des oeuvriers, avec Bernat Lubat et Charles Silvestre.

17.11 : « Ni paix ni démocratie sans justice sociale », avec Bernard Thibaud.

08.12 : « Culture : page blanche aujourd’hui ou patrimoine de demain », avec Marie-José Sirach et Martine Ritz.

Toutes les séances ont lieu le vendredi à 18 heures au Foyer haut.